21 avril 2014 soufiane

L’individualisme : fatalité ou défi ?

Au sortir de la table ronde en présence de Charles DI, Ghaleb BENCHEIKH et Tariq RAMANDAN, la question de l’individualisme a été traitée et en voici les principaux reflets.

L’individualisme est une conception philosophique, politique, sociale et morale qui tend à privilégier les droits, les intérêts et la valeur de l’individu par rapport à ceux du groupe.

Depuis longtemps, il existe un certain nombre de philosophes prônant un individualisme à bon escient (Aristote, Descartes, Kant, Marx …).

La vision de l’individualisme va changer selon notre conception de la société. Autrement dit, si l’homme utilise l’homme pour l’homme, alors l’individualisme sera positif. En revanche, si l’intérêt économique dirige la pensée des individus, alors l’homme sera utilisé de façon à maximiser le profit. Dans ce cas, l’individualisme devient excessif et néfaste.

Or, nous sommes aujourd’hui face à cette situation, dans un modèle de développement qui incite à cet individualisme aux tendances égoïstes. Pour contrer cela, il faut retrouver un sentiment d’appartenance à l’humanité à travers l’éducation, le dialogue, l’art ou encore l’amour. La responsabilisation de l’homme par rapport à l’homme est également primordiale. L’homme doit donc prendre en compte l’impact de ses actes sur autrui.

Par ailleurs, l’homme et sa société sont en mutation, il est donc nécessaire de se pencher sur un nouveau modèle sociétal afin de répondre aux nouveaux défis. Néanmoins, pour opérer une telle manœuvre il faut être capable de procéder à son autocritique. On ne change pas un groupe si l’on ne change pas soi-même. Il convient, en outre, de garder une forme d’individualisme (« ose penser par toi-même »), tout en conservant les valeurs collectives de solidarité, de fraternité et d’entraide. Il s’agit donc de partir d’une médiane entre l’excès du collectivisme et l’excès de l’individualisme.

Pour conclure, il est important de souligner que l’individualisme en lui-même n’est pas un fléau. Il le devient quand il prend une place trop excessive dans la société, il se rapproche de l’égoïsme et c’est alors qu’il devient néfaste à l’homme. On peut, par conséquent, considérer que le fonctionnement des sociétés actuelles fait de l’individualisme un fléau.

Driss

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