1 avril 2018 soufiane

La conférence de Fatimétou Diop, psychologue de formation, porte sur la cohésion familiale et les nouvelles technologies, les influences conscientes ou inconscientes. Tout d’abord, il faut s’interroger sur l’idéologie globale d’aujourd’hui qu’est le libéralisme. Nous sommes constamment visés par cette idéologie qui nous est diffusée par un grand nombre de moyens, notamment les publicités ainsi que la télévision et les écrans. Ainsi, F. Diop explique que nous consommons sans même se questionner sur le contenu, nous recevons des messages sans nous poser de question. Certains produits utilisent des slogans aux valeurs libérales qui nous poussent à la consommation, il nous est alors impossible de déterminer la ou les raisons qui nous ont poussées à effectuer tel ou tel achat.
Aujourd’hui, selon elle, nous sommes divisés par la technologie. En effet, l’échange ne se fait plus de manière directe mais l’on va préférer envoyer un sms pour communiquer même si l’on se trouve dans la même maison. On va préférer régler un différend par texto, envoyer une information en laissant le récepteur se débrouiller avec celle-ci, n’étant ainsi plus dans la communication verbale. Les parents, par exemple, vont instaurer beaucoup de règles, vont conseiller leurs enfants sur beaucoup de points mais vont souvent omettre de poser les limites de la technologie. De ce fait, certains enfants vont se retrouver seuls face à leur tablette ou leur smartphone, personne n’étant derrière eux pour en vérifier le contenu. L’accompagnement de l’enfant doit se faire sur tous les domaines, celui de la technologie y compris.
Les technologies impactent ainsi nos vies de famille, de couple, parasitent notre spiritualité, en somme nous perdons l’essence de ce qu’est la famille. Afin de retrouver un bon équilibre, Fatimétou Diop nous invite dans un premier temps à comprendre les méfaits que cela peut avoir sur nos vies.
Chaque famille doit trouver sa propre organisation en ce qui concerne la consommation des technologies en créant par exemple des substituts qui peuvent être les livres, les histoires etc. Il s’agit de trouver le juste milieu dans sa consommation des technologies en trouvant le moyen de se distraire sans empiéter sur sa spiritualité.
Elle termine son intervention en expliquant qu’il est important de trouver des substituts face au vide qui peut nous habiter : pourquoi par moment sommes-nous mal ? Parce que nous consommons des choses sans se questionner. Nous faisons tous attention à ce que l’on mange, de la même manière il faut faire attention à ce que l’on donne à notre cerveau. Si on ne se cadre pas nous-mêmes, nous serons cadrés par ce qu’il y a au-dessus de nous.

Sophia Siaba.