1 avril 2018 soufiane

Dieu n’impose à aucune âme une charge supérieure à sa capacité.

Hassan Iquioussen introduit son propos en qualifiant la Rencontre de lieu de « pèlerinage » pour les musulmans de France. Au travers des échanges qu’elle nous permet, les participants renforcent les liens qui les unissent. Le contexte que nous vivons s’accompagnant de son lot d’épreuves traduit une ambiance anxiogène, un climat lourd que nous subissons. Les musulmans sont aujourd’hui montrés du doigt pour des actes dont ils ne sont pas responsables. A force de les incriminer, la charge est telle qu’il leur faut se ressourcer à travers le Coran et méditer les paroles du Très-Haut. Dieu nous a prévenus à cet égard. Nous serons éprouvés car cette vie est une vie de lutte ! Il nous faut spirituellement lutter contre nos faiblesses et trouver en nous la force de dépasser nos manquements. Les êtres, que nous sommes, redoutent l’épreuve, la douleur et le chagrin. Pourtant, Dieu de même qu’IL nous a prévus quant à la difficulté de nos vies, de même IL nous a offert les moyens de surmonter ces vicissitudes grâce aux bienfaits dont IL nous gratifie au quotidien. Le meilleur des bienfaits étant la patience. La vertu par excellence qui permet à celui qui est éprouvé d’endurer avec la conviction intime que Dieu le voit et l’accompagne dans son cheminement. C’est ainsi que Dieu nous éduque à travers la patience et chaque épreuve nous permet donc de renforcer notre conviction selon laquelle l’épreuve vécue est avant tout celle du destin auquel nous ne pouvons échapper. Son objectif est alors simple : forger notre foi, purifier nos cœurs et nous élever en dignité auprès de Lui.

Le prophète de l’islam est ainsi le modèle à suivre dans l’épreuve. Une existence au service de la foi, du témoignage et de la responsabilité. Si le Prophète a malgré tout su se relever de toutes les douleurs, c’est en raison d’une foi inébranlable et une « belle patience » selon les termes coraniques.

A l’aune de la modernité, les véritables épreuves semblent parfois être celles du matérialisme et du consumérisme. D’où les craintes fondées du prophète qui s’exprima de la sorte « Je ne crains pas pour vous la pauvreté mais l’abondance ». Cette quête infinie de la satisfaction des besoins nous entrainent dans une vie déréglée et dénuée de sens. Or, nous possédons une richesse que nous avons tendance à négliger : le temps ! Un temps à mettre à profit pour nous réformer, nous enjoindre mutuellement le bien et ensemble cheminer.

Khalid Louigid