1 avril 2018 soufiane

Intelligence artificielle VS Homme : le grand remplacement.

L’intelligence artificielle (IA), à la rencontre des mathématiques et de l’informatique, est déjà très présente dans notre quotidien au travers de nos smartphones, objets connectés, comptes sur les réseaux sociaux, etc… Pourtant, au-delà des aspects pratiques, il subsiste dans l’imaginaire collectif une perception de l’IA souvent fantasmée, parfois craintive. Alors aujourd’hui, faut-il accueillir cette nouvelle science avec bienveillance ou rester prudent ? Deux experts qui travaillent avec l’IA au quotidien nous offre leurs points de vue.

L’intérêt technologique

L’IA se résume en réalité à une grande capacité d’analyse de données couplée à des algorithmes sophistiqués qui permettent in fine à la machine de prendre des actions adaptées et précises. Plus le jeu de données est important plus la prise de décision est efficace, tel un être humain qui accumulerait de l’expérience dans son métier et progressivement perfectionnerait son geste/ses tâches.

Dès qu’il est associé à la machine pilotée par l’IA une grande puissance de calcul, la rapidité d’analyse et d’action devient beaucoup plus importante que celles de l’être humain, faisant de cela là véritable valeur ajoutée de cette technologie. Il est donc naturel de voir cet avantage être exploité pour effectuer des tâches répétitives, paradoxalement des tâches à faibles valeurs ajoutées ! On retrouve donc systématiquement de l’IA dans les systèmes cognitifs tels la reconnaissance vocale, faciale ou dans des applications basé sur l’assistance.

Vers un remplacement de l’homme par la machine ?

Comme veulent bien le rappeler les deux intervenants de cette conférence-débat, la peur du grand public vis-à-vis de l’IA a été abondamment véhiculé par le cinéma américain et dans une certaine mesure par certains médias qui s’en sont fait l’écho. Pourtant, il n’y a, objectivement et compte tenu de l’avancé de cette technologie, pas de choses à craindre d’un point de vue sécuritaire (fantasme du retournement de robots contre l’homme).

Cependant, ce qui est certain c’est que l’introduction de ces machines intelligentes, pour effectuer tâches répétitives et fatigantes, fera que certains métiers disparaitront fatalement mais que dans le même temps de nouveaux métiers seront créés pour répondre aux besoins de conception, de programmation et de gestion de cette technologie. Un bilan sur l’emploi à priori positif donc. Autre exemple, en médecine où l’IA pourrait être utilisée comme complément afin de décharger le médecin d’opérations longues et ingrates pour mieux le laisser se concentrer sur l’analyse fine des résultats et la partie valorisante du métier. Un moyen également de sortir de la saturation médicale dans certaines régions en réduisant les temps d’attente et de traitement.

Loin d’être un objet de crainte, il faut bien préciser que l’IA évolue toujours dans un cadre bien cloisonné et maitrisé, son champ d’actions étant limité. Pour autant, les deux experts mettent en garde contre l’utilisation des données en grande quantité mises à disposition des machines et potentiellement vulnérables. Le développement de l’IA ne pourra donc se faire que conjointement au développement de systèmes de sécurité et de stratégies de défense.

En guise de conclusion, les intervenants prédisent de façon certaine que l’homme finira bien par intégrer et s’habituer à de plus en plus d’IA dans son quotidien de la même façon qu’il a accepté et fini par accordé une place de choix à son smartphone ou son compte facebook dans sa vie. Les experts parlent jusqu’ici uniquement de remplacer les tâches fastidieuses, de servir d’assistance et de technologie de complément. Mais, on ne peut s’empêcher d’imaginer ce que pourrait produire le glissement vers le tout assisté où il ne s’agirait plus de complémenter mais bien de déléguer un maximum de tâches. En effet, que serait une société du confort maximal, sans labeur aucun ?

Elias A.